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Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent
contre l'expropriation abusive qui frappe principalement des petits
propriétaires qui sont souvent en difficulté ou dans une situation de précarité.
Outre la violation par l'administration
marocaine de la loi régissant l'expropriation pour cause d'utilité publique,
on assiste de plus en plus à des expropriations pratiquées contre une
indemnisation modique et sans commune mesure avec la valeur réelle du terrain
exproprié, ce qui développe chez les propriétaires victimes de cette pratique un
profond sentiment d'injustice et d'impuissance face à des milieux puissants et
influents qui arrivent toujours à imposer leur propre loi du plus fort.
Cette situation est d'autant plus troublante que
les victimes de l'expropriation abusive ne sont pas écoutées et se sentent
condamnées à accepter de subir cette injustice comme une fatalité.
Certes, la justice administrative marocaine veille
sur le respect de la loi par l'administration et les collectivités locales et
sur la protection des droits des citoyens victimes d'abus de pouvoirs, mais
force est de constater que certaines décisions de justice dans le domaine
particulièrement sensible de l'expropriation laissent parfois perplexe.
Les aspects administratifs et juridictionnels des récentes expropriations qui ont eu lieu
récemment au centre-ville de Témara démontrent que
notre pays a plus que jamais besoin, comme il est dit dans le discours royal
du 12 octobre 2007, " d'une charte nationale
adéquate, permettant d'introduire des changements profonds et exhaustifs dans le
domaine de la Justice.[...]
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