Plaidoyer

La profession d'avocat au Maroc, maillon faible de la mobilité internationale

Depuis quelques années déjà, les avocats européens et canadiens exercent au-delà des frontières de leurs pays pour informer, conseiller et accompagner leurs ressortissants expatriés dans leurs pays d’accueil.

Des avocats canadiens spécialisés en immigration, et des avocats français généralistes ou spécialisés pratiquent ainsi en France et au Maroc sans être inscrits au tableau d’un ordre professionnel local, et contribuent ainsi à la protection juridique des Français expatriés et des entreprises françaises qui ont des activités industrielles ou commerciales au Maroc.

Si les barreaux européens et canadiens ont très tôt autorisé leurs membres à ouvrir des bureaux secondaires à l’étranger, tel n’est toujours pas le cas des barreaux marocains qui paraissent désintéressés à la tendance actuelle de mobilisation internationale, ce qui n’est guère un signe de bonne santé professionnelle.

N’est-il pas temps que la profession d’avocat au Maroc quitte la salle d’attente pour prendre le train de la mobilité internationale afin que ses membres puissent accompagner leurs concitoyens dans leurs pays d’accueil ? Il semblerait que les autorités et les ordres professionnels envisagent de réformer de nouveau la loi régissant la profession d’avocat, raison pour laquelle nous exprimons le vœu de voir des avocats marocains jouir des mêmes avantages que leurs confrères étrangers en ayant la possibilité d’ouvrir eux aussi des bureaux secondaires à l’étranger. On verra bien !