Prolégomènes
La profession d'avocat au Maroc : Le duel entre l'indépendance et la transparence.
Qui est le plus sûr garant des droits économiques et financiers des justiciables en général, et des Marocains résidant à l’étranger en particulier ? Est-ce l’indépendance de la profession d’avocat ou la transparence du flux financier entre les tribunaux, les barreaux, et les justiciables ? – La question mérite d’être posée. Les citoyens ont le droit de savoir.
Avant décryptage
Pourquoi ce dernier bras de fer entre le ministre de la justice et les barreaux du Maroc ?
Bientôt en ligne.
Repères
Les comptes des dépôts et paiements des barreaux
Il arrive que des millions de dirhams, reçus d'un tribunal, ne soient pas versés à leur bénéficiaire, et restent figés sur le compte des dépôts et paiements pendant des années.
Bien que ce cas soit rare, il est au moins survenu au barreau de Rabat. Les fonds, qui ont été versés par le tribunal administratif de Rabat en 2023, concernent un bénéficiaire résidant à l'étranger.
Ce dernier dispose bien d'une attestation délivrée par le bâtonnier de l'époque, mais en dépit de ses multiples demandes, il n'arrive pas à obtenir une attestation récente du bâtonnier actuel.
Or, sans cette attestation, il ne peut ni continuer ses démarches auprès des autorités compétentes, ni porter l'affaire devant le juge compétent pour obtenir le déblocage des fonds en question.
Affaire à suivre.
Une loi récente, promulguée par Dahir en date du 18 août 2026, a institué le contrôle des comptes des dépôts et paiements par la cour des comptes du royaume. Cette loi a soulevé un tollé général parmi les avocats du Maroc, alors que cette initiative est de bon sens et vient renforcer la protection des droits économiques des justiciables, et particulèrement des Marocains résidant à l'étranger.